Revenir à la base

twinkle

Avant j’étais le sportif, le joueur de volley. Je n’étais pas trop con, pas trop moche et plutôt effacé. Ce n’était pas très grave si je n’étais pas trop coloré, car j’aimais la couleur que j’avais: celle du sportif de haut niveau, gentil, sûr de lui et travaillant.

Maintenant, pic-pac dans l’rack à patates, c’est terminé tout ça… de retour au gars pas trop con, pas trop moche et plutôt effacé. La bonne nouvelle, c’est qu’avant de jouer au volley comme un défoncé, mes parents m’ont ouvert les yeux sur un tas d’autres trucs : plusieurs sports, la religion (eh oui, j’allais à la messe tous les dimanches), les voyages, la musique, etc. Bon, ils ont raté leur coup pour ce qui est des arts et de la culture, mais comme on dit : « You win some, you lose some ».

J’ai regardé les Olympiques comme tout le monde durant les dernières deux semaines. C’était mon rêve d’y aller. Pour la première fois par contre, je n’ai pas eu de pincement au coeur en regardant. Plutôt, je regardais ces athlètes qui prendront leur retraite bientôt et, maintenant que je viens d’en sortir, je sais ce qui les attend :

  • Perdre une partie de son identité (voire au complet)
  • Se sentir plate, parfois un peu éteint
  • Se dire « bon, j’fais-tu un come back ? »
  • Prendre du poids
  • Pogner les nerfs en faisant du sport « récréatif »

Les années après une carrière sportive ne sont pas faciles. Je ne pense pas trop me tromper en disant que ça prend probablement quelques années à faire une réelle transition.

Dans mon cas, mes filles ont été d’une grande aide, car c’est désormais à travers elles et leurs accomplissements que j’arrive à vivre des émotions qui ressemblent à celles que j’éprouvais après un exploit sportif ou un gros match. C’est risqué vous me direz, effectivement… comme ça l’est de faire de la compétition à un haut niveau.

Je renoue avec la musique aussi. Quand on joue, seul ou avec des gens, ça nous force à être dans le moment présent. J’ai ressorti mon piano pour le mettre dans le salon. Mes guitares sont installées sur des pieds à côté de la bibliothèque. Je recommence à imprimer des tablatures, j’ai de la corne qui recommence à apparaître sur le bout des doigts et j’écoute Ève jouer Twinkle Twinkle Little Star au piano en me disant qu’elle écrira peut-être un texte un peu comme celui-ci quand elle aura trente ans.

Une c’est bien, mais deux c’est mieux

Bon, ça dépend de quoi on parle et dans tous les cas, c’est discutable, évidemment. Dans quelques semaines, j’aurai deux nouvelles entreprises sur mes profils LinkedIn et Twitter.

La première est le résultat d’un partenariat avec une des meilleures stratèges en marketing digital à Montréal. Après plus de trois ans de collaboration, des valeurs communes tant dans notre approche professionnelle que dans celles qui guident nos vies personnelles respectives, l’occasion s’est présentée et on ne l’a pas laissé filer.

La deuxième sera une occasion de m’enraciner dans ma région d’adoption. Je viens de l’Outaouais, mais j’ai élu domicile aux abords de la Yamaska. Ma copine y enseigne, mes filles y sont nées, la nature qui nous entoure est un terrain de jeu fertile et la proximité avec Montréal est pour moi une sorte d’assurance emploi. Avec deux autres gars (aussi tannés que moi de travailler depuis leur sous-sol respectif), nous allons ouvrir un espace de co-working au 3e étage de l’ancienne usine Imperial Tobacco à Granby qui a été construite en 1895. L’ouverture est prévue cet été!

Usine Imperial Tobacco / Karl Dorais Kinkaid 2009, © Association québécoise pour le patrimoine industriel

Voilà… je tenterai de prendre le temps de parler de ces deux projets d’affaires ici-même et sur Twitter.

© image : Usine Imperial Tobacco / Karl Dorais Kinkaid 2009, © Association québécoise pour le patrimoine industriel

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Motivation… où es-tu ?

Ces temps-ci, je n’ai aucune motivation à bouger, ou plutôt à me bouger. Volonté = niet, zéro, nada. Je sais pas… je suis bien avec mon café, mon clavier et mes idées. Probablement un peu trop.

Sérieux, vous avez des trucs, parce que là, ça ressemble pas mal trop à :

  • regarder ma passe de Ski Bromont -> me culpabiliser;
  • regarder mes souliers de course -> me culpabiliser;
  • me dire « ce soir, je ne mange pas avant d’aller au lit » -> me culpabiliser;
  • regarder mon ventre qui grossit lentement -> me culpabiliser.

J’ai besoin de monde, mais on dirait qu’on a toujours une bonne raison de rester à la maison quand on a des enfants. J’ai besoin d’objectifs, mais je l’ai dit tantôt… je suis comme dépourvu de volonté ces derniers temps. J’ai besoin d’une routine, mais bon, je dé-tes-te les routines. Bref, j’avais besoin d’un bon coup de pied au cul…

… et mon frère m’a parlé de Katia Pitre

Katia Pitre Katia est une fille qui a 29 ans. Depuis quelques semaines au CHUS (mon frère est pharmacien là-bas), il l’accompagne comme il le peut dans sa démarche à elle de se battre pour sa vie. Ici, elle est condamnée, mais elle n’est pas prête à mourir. Il lui a expliqué ce qui constituait sa meilleure chance et qu’elle se trouvait au Minnesota. Il lui a écrit un texte… les amis de Katia l’ont publié sur son site.

Sérieux… pas pire coup de pied au cul l’frèro!

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Arrête de pleurer

Petite, comme tous les bébés, Ève (ma fille) pleurait. Elle pleurait beaucoup. Je la soupçonne même d’avoir devancé sa crise d’adolescence d’une quinzaine d’années et de nous l’avoir exprimée en pleurs entre l’âge de six et dix-huit mois. Aimer inconditionnellement, je connais.

Ève est une petite fille extraordinaire. Elle aura bientôt 5 ans et je sens – je sais – qu’elle a hérité de la sensibilité de sa maman. Moi aussi je suis sensible, mais pas comme elles. Elles ont cette qualité, cette force de tenir au bonheur des gens autour d’eux. À 33 ans, Julie gère plutôt bien cette qualité, mais à 4 ans et demi, Ève est encore maladroite. Malgré cette sensibilité extrême, elle ne pleure plus comme avant. Je dirais même qu’elle ne pleure pas beaucoup pour une fillette de son âge.

En réalité, Ève ne pleure ni souvent, ni longtemps et la raison est simple : quand elle pleure, je lui dis d’arrêter. Je lui dis souvent « qu’on ne pleure pas pour ça ». Ève me fait confiance. Elle m’écoute. Elle arrête donc de pleurer. C’est presque magique.

C’est presque magique, mais avec du recul, c’est aussi un peu troublant. Un peu troublant de constater que je lui apprends à retenir ses émotions. Un peu troublant  de réaliser que je lui apprends que pleurer n’est pas souhaitable. Un peu troublant de réaliser à quel point je suis dépassé par cette réaction normale sans avoir le réflexe de l’accompagner pour gérer cette force qu’elle a en dedans.

Ce soir, c’est moi qui pleure, seul, assis dans sa chambre la lumière fermée. Ça fait du bien. J’ai l’impression de m’excuser. Elle dort paisiblement. Je pleure doucement. Je sens qu’après ça ira mieux.

Demain, je ne lui dirai pas d’arrêter de pleurer.

Mais Guillaume, qu’est-ce que tu fais au juste?

Je me la fais souvent poser celle-là. Surtout par des gens qui me connaissent depuis longtemps ou qui m’ont connu dans une autre vie, alors que je tapais des ballons de volley plutôt que de cliquer sur une souris.

Type de travail

Je commence simple en spécifiant la forme de mon travail : je suis pigiste. Appelez ça comme vous voulez : travailleur autonome, consultant, freelance… moi, je préfère pigiste… ou pigissss comme dirait l’autre.

Mes clients

Je poursuis : Qui sont mes clients ? Ce sont des entreprises avec lesquelles je travaille directement, comme :

  • Objectif Lune – à qui je consacre quelques jours dans la semaine pour optimiser l’utilisation qu’ils font du Web.
  • ZSA – pour qui j’ai conceptualisé leur nouveau site web (bientôt à venir).
  • CFPP – où je donne des formations sur l’utilisation du Web à des entrepreneurs.

Ce sont aussi des agences de communication et de marketing qui me demande de donner un coup de main sur des mandats pour leur clients à eux, par exemple :

  • Volkswagen Canada, Industrielle Alliance, Fondation Ste-Justine - Agence Palm+Havas
  • Les PACs, Ricardo - Agence Revolver 3
  • Fido - Agence : DentsuBos 
  • BRP – Bombardier Produits Récréatifs - Agence Lubie

Ce qu’on me demande de faire

Mon travail, c’est ce qu’on appelle de « l’expérience utilisateur ».La meilleure manière que j’ai trouvée d’expliquer ce que c’est est de dire que c’est du marketing… mais à l’inverse.

Plutôt que de voir le marketing (la publicité, les sites web, etc.) du point de vue de l’entreprise qui annonce, mon rôle est de prendre le parti des consommateurs et de m’assurer que ce qui est dit (envoyé par courriel, présenté sur le site web, etc.) a un sens – et idéalement a aussi sa pertinence.

Concrètement donc : 

  • Je participe à de nombreuses réunions – souvent assez longues – avec les clients, les équipes de services-conseil, de création et d’implémentation.
  • Dans ces-dites-réunion-assez-longues, je gribouille sur de grands tableaux blancs avec des crayons à encre sèche qui ne fonctionnent jamais très bien.
  • Je rédige des documents d’analyse.
  • Je fais ce qu’on appelle dans le jargon des « wireframes » pour décrire de quoi aura l’air l’environnement (le site, la page, le courriel) qu’on proposera aux utilisateurs / consommateurs.
  • Et malheureusement, je fais beaucoup de route… parce que tout ça se passe à Montréal ou à Toronto la majeur partie du temps.

 Pourquoi j’aime faire ce que je fais ?

Je me trouve extrêmement chanceux de faire mon métier parce qu’il exige de la créativité et qu’à tous les jours, j’apprends en détails un domaine d’affaires que je ne connais souvent que très peu.

Le luxe ultime

Dans tous les métiers où il faut penser un brin, il y a des problèmes et des défis à relever. J’ai déjà eu un coach de volley qui disait : « Si t’aime pas régler des problèmes, arrêtes de jouer ». Alors le luxe ultime, le miens en tous les cas, c’est de pouvoir choisir les gens avec lesquels je travaille et avec lesquels on va trouver une solution aux problèmes qu’on rencontrera en cours de route.

Voilà… c’est un peu plus clair ?

(image : http://boingboing.net/2010/09/03/wtf-stamp.html)

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Implications du nouveau timeline de Facebook pour les marques

Un super article de Fred Cavazza proposé par Marilyse Dionne. L’article et les commentaires répondent à beaucoup d’interrogations que j’avais à ce niveau!

Essentiellement :

« Il ne sera plus question de chasse aux fans, mais de gestion de l’image de marque. »

Aussi, il faudra assurer :

  • La production de contenus à valeur ajoutée, de préférence publiés sur un support qui vous appartient et que vous maitrisez ;
  • La mise en place de pratiques conversationnelles plus poussées que des « Like » ou des commentaires, de préférence sur un support où vous pourrez les encadrer ;
  • La constitution d’une communauté de clients et prospects que vous pourrez animer à votre rythme et selon vos méthodes, pas celles formatées pour des grandes marques internationales ;
  • La diffusion des pratiques sociales au sein des différents métiers (marketing, communication, ventes, RH, relation client… cf. Les trois étapes de l’évolution digitale de votre entreprise)
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