Courir contre un faiseur le limite

Dimanche dernier, j’ai couru mon premier demi-marathon à Ottawa. Je l’ai couru bien au-dessus du temps que je m’étais fixé. Je suis comme ça des fois, je me surestime… c’est un moyen de défense que j’ai développé, je crois. Un moyen de défense contre ceux qui me disaient que je ne serais pas capable du temps où je jouais au volley, mon coach les appelait les faiseurs de limites.

Dimanche dernier, il n’y avait aucun faiseur de limites. C’est ce qui était si magique et si enivrant. Tout le long du parcours, il y avait des enfants, des parents et des grands parents qui nous félicitaient et nous écrivaient sur des pancartes qu’ils étaient fiers de nous.

« Mom, you’re the best! »

« Beckie, you are our inspiration »

« Dad, you’re the best one in the world! »

Dimanche dernier, malgré tous ces encouragements, j’ai cassé, j’ai frappé un mur, c’était au 17e kilomètre. Plus de jus, plus d’énergie, les jambes lourdes, « toute mon corps qui penchait par en avant » comme disait Dédé Fortin des Colocs. J’avais pas la tête dans un étau, mais c’était pas beau!

« Keep your head up Guillaume » me criaient les spectateurs (les prénoms des coureurs étaient écrits sur les dossards).

La vraie épreuve commençait!

Je vous épargne les détails de ma bataille des quatre derniers kilomètres, mais pour vous donner une idée, le dernier 1000 mètres m’a pris presque 9 minutes ! (D’habitude, je le cours en moins de 5 minutes) Les seules personnes que je dépassais étaient celles qui marchaient… lentement! Faites le calcul, ça fait presque 1 minute par 100 mètres!

Mes jambes ont tenu le coup, j’ai traversé la ligne d’arrivée en courant (pas vite), fier, épuisé, un peu déçu de mon temps, en eau, mais avec un large sourire (de soulagement)! Un spectre d’émotions plutôt large en l’espace de quelques minutes.

Cette expérience sportive a été une des plus belle que j’ai vécue. J’ai vaincu le seul faiseur de limites présent cette journée-là : moi!

3 comments » Écrire un commentaire

  1. Félicitations ! Ça prends beaucoup de courage pour dépasser ses limites comme tu l’as fait.

  2. Peu importe ton temps Guillaume c’est fou ce que tu as accompli cette journée là ! Certaines personnes doivent s’entraîner pendant des années pour y parvenir… Et avec ton train de vie plutôt effréné, ce serait beaucoup plus facile d’abandonner, but you kept your head up ! Félicitations Guillaume, pour le marathon, mais aussi pour ton énergie contagieuse. 🙂

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