Des bananes relativisées

Ma petite était malade hier, des bananes qui ne passaient pas je crois. S’en suivaient des crampes, des pleurs et un épuisement grandissant parce qu’elle se réveillait sans cesse pendant ses siestes. On a été capable de lui arracher quelques sourires durant la journée, mais sans plus.

Un enfant malade, ça crève le cœur… surtout quand c’est le nôtre. À ce jour, on est vraiment chanceux parce qu’à part des crampes une fois de temps en temps, c’est la belle vie! Avec Julie, on pensait aux enfants vraiment malades et surtout aux parents de ces enfants-là. On fait souvent ça quand ça va un peu moins bien.

À la naissance de la petite, quand elle a fait une jaunisse, je lui ai parlé d’une amie qui, quelques mois auparavant, avait donné naissance à un petit garçon dont les reins ne fonctionnaient qu’à moitié. Jusqu’à l’âge de 4 mois, il avait des sondes qui partaient de ses reins et qui lui sortaient dans le dos de chaque côté. Aujourd’hui, heureusement, il est en parfaite santé.

Des fois, on se plaint facilement. Un petit mal par ici, des petits maux par là. Quand on côtoie des gens qui luttent pour leur vie, alors on relativise, on prend une bonne soupe Lipton et on retourne se coucher parce que nous, on a la chance de n’avoir que ça à faire pour retrouver la forme.

Pour Ève, après une promenade au Parc du Mont St-Bruno en matinée, on est allé chercher des pruneaux pour l’aider dans ses combats digestifs.

Aujourd’hui, les résultats sont odorants, mais excellents! Demain, elle sera à nouveau en pleine forme!